L’Inde du Sud : premier voyage

Ma rencontre avec l’Inde a commencé dans mon enfance avec une banale boîte de thé. Très prisé en URSS, le thé indien était rare, au point que ma mère faisait la queue pendant des heures au magasin pour l’avoir. Rien que son goût faisait voyager : fort, ensoleillé, il nous réchauffait durant des interminables soirées d’hiver. Et puis, Bollywood a débarqué sur l’écran soviétique, nourrissant notre imaginaire. Un kaléidoscope de couleurs étonnantes, les gens qui dansent et chantent à moindre occasion, le soleil, la chaleur, faisaient rêver. Heureusement, j’ai eu d’autres références pour composer mon tableau indien : l’œuvre de Gandhi, les dynasties de maharadjas, la fascinante histoire de Taj Mahal. Sans doute, une des destinations les plus passionnante, L’Inde éveillé ma curiosité depuis toujours. Le hasard a fait qu’une partie de ma belle-famille s’est installée là-bas. Voilà une belle occasion pour sillonner le pays!

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De Pondichéry à Rameshwaram

La meilleur époque pour voyager en Inde reste la période entre décembre et février, la mousson est fini et il n’y pas encore de grosses chaleurs. Cependant, je n’ai pas pu choisir mes dates de départ. Partis en novembre, nous avons eu beaucoup de chance d’éviter les fortes pluies, profitant des températures agréables et dépaysantes.
Nous avons atterris à Chennai pour se rendre à Pondichéry le long d’une route côtière. En sortant de l’aéroport, j’ai été frappée par la chaleur, les odeurs, les bruits, cette effervescence incroyable sous le soleil puissant. L’intensité de la lumière est telle, que les couleurs semblent être plus éclatantes, plus intenses, plus vives. Dans le tumulte général, on ne peut pas manquer les déchets, en ville et le long des routes, déplorablement, faisant partie du décor.

Belle ville côtière avec une empreinte française, Pondichéry fait couler beaucoup d’encre. Seulement, à cette étape de notre voyage on n’a pas eu assez de temps pour l’explorer.
Prenant la route vers Karaikudi, nous avons quitté Pondichéry, au bout de deux jours. On se déplaçait en voiture, une chose rare en Inde, c’est mon beau-père qui conduisait. C’est tellement rare, qu’en s’arrêtant pour une panne mineur dans un garage, on a mis un bon quart d’heure à expliquer qu’on voyageait sans chauffeur! En fin, la conduite en Inde est un exercice subtil, hormis des camions, des voitures et des motos, on croise des charrettes, des vélos, des piétons, des vaches, en sachant qu’ils peuvent se retrouver en contre sens. En doublant par la gauche ou par la droite, en coupant la route, chacun se fait son chemin sans râler, ni s’énerver. Le plus stupéfiant, c’est l’absence d’accident car les premières dix minutes en voiture, on se dit qu’ils sont inévitables, sauf que, tout ce trafic est dirigé par une sorte de logique qui ne connaît pas le code de la route mais s’en sort parfaitement bien. Nous avons croisé des camions très chargé, j’espérais juste que le chauffeur prendra les virages avec baeucoup de précautions, mais aussi les voitures en contre sens, qui doublait plusieurs véhicules au même temps, heureusement il y avait un accotement assez large pour les laisser passer. Voilà une bonne école pour apprendre le concept du zen et le sens du mot « destin ». Finalement, nous sommes bien arrivés à Karaikudi.

Situé plus au Sud que Pondichéry, Karaikudi se trouve dans la région de Chettinad et connu pour ces antiquaires. Chettinad à son tour, impressionne par son patrimoine architectural, qui attire de plus en plus de touristes. Une belle région à explorer, sauf que, c’était juste un arrêt avant notre destination finale, Rameshwaram.
Le temps d’une journée nous nous sommes plongés dans l’univers des antiquaires, des ruelles entières remplies de boutiques. Loin de l’agitation de la ville ici on prend son temps pour regarder, apprécier les objets, on peut même négocier mais pas toujours avec succès. Un endroit idéal pour trouver vos souvenirs et cadeaux. J’ai gardé un très bon souvenir des marchands, souriants un peu curieux et ouverts à la discussion.
Limités dans le temps, nous n’avons pas pu voir les palais de la région, qui séduisent et inspirent même les architectes français. Le lendemain on a du poursuivre notre route vers Rameshwaram.     La suite de mon voyage

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